Résumé – Seizetsu na Tansaku et Inochitori no Tansaku

Les armées de Chat ont été contraintes de quitter le monde de Tigre et si c’est une belle victoire, elle est loin d’être décisive. En effet, de nombreux Yôkai parcourent encore les terres de l’Enclave. Il ne s’agit désormais plus de les empêcher de franchir le Mur, mais de les combattre en son ceint.

Si les Yôkai ne sont pas encore aussi organisés et disciplinés que les armées de Chat, ils n’en restent pas moins une menace de taille et la guerre a toujours cours, avec une violence décuplée. Pour faire face à cela, des civils se sont mobilisés.

Le plus gros souci avec les Yôkai vient du fait qu’il ne suffit pas de leur planter une flèche dans le cœur ou de les décapiter pour les tuer. Si l’on ne connaît pas la bonne méthode pour les achever, ils reviennent sans cesse. C’est pour cette raison que les Traqueurs du peuple de Sanglier proposent de former, d’entraîner et d’endurcir les volontaires de chaque peuple. De leur apprendre comment tuer les différents Yôkai et éviter les dangers inhérents à chacun d’entre eux.

En échange de ces connaissances et savoir-faire, les volontaires amènent de la main-d’œuvre aux Sangliers pour réformer les camps semi-permanents un peu partout le long du Mur, surtout là où la protection est la plus faible. Ils espèrent ainsi contenir l’arrivée de nouveaux Yôkai.

L’ancien camp Sanglier d’Ochiba, à la frontière du territoire Cheval, est l’un de ces camps. C’est entre autres là que de nombreux civils, par petits groupes, en apprennent plus sur le mode de vie des Yôkai et la complexité inattendue qui va avec.

De nombreuses choses sont transmises grâce à ces sessions. L’information qui circule le plus vite est la plus importante : ne pas tuer correctement un Yôkai lui permet de revenir à la vie après un moment. Le démembrer, l’enterrer, le brûler, rien n’y fait si ce n’est pas la méthode. Il faut donc apprendre la bonne procédure pour chaque Yôkai et pour certains, plus rares que d’autres, c’est encore un mystère pour les plus expérimentés des Traqueurs.

Les civils découvrent également, avec choc, que certains Yôkai ne sont jamais tués par les Traqueurs, car ce ne sont pas des ennemis en tant que tels. Ainsi, petit à petit, le message passe, même si difficilement : les Yôkai ne sont pas tous des monstres assoiffés de violence et de sang. Certains vivent en communauté avec des mœurs et des rites, élevant leurs enfants et veillant sur leurs anciens. D’autres sont présents, comme le vent qui peut arracher un arbre et l’eau qui peut noyer un homme, ni bons ni mauvais.

C’est le cas d’un Yôkai présent à proximité du camp d’Ochiba : le Makejidamashi. Il s’agit d’un Yôkai que tout Traqueur avisé évite simplement de croiser. Il n’attaque personne sans raison, mais peut d’un seul regard réduire en cendre ceux qui s’opposent à ses cérémonies purificatrices. Il s’occupe notamment de prendre soin des cadavres, quelle que soit leur provenance.

Certains des civils peuvent d’ailleurs profiter d’une cérémonie menée par le Makejidamashi en pleine nuit. C’est un événement aussi rare que mortel, et les observateurs doivent respecter des règles très strictes pour y survivre. En échange, ils participent à un moment de poésie et de plénitude contrastant avec la situation dans laquelle ils se trouvent.

Dans le sillon du Makejidamashi se trouvent d’autres Yôkai d’apparence végétale, qui consomme les anomalies qui apparaissent parfois, mystérieusement. Ainsi, les civils ont découvert que des Yôkai participent au maintien de l’harmonie et de la bonne santé de l’existence…

Les Traqueurs mettent en garde les civils : que toutes ces connaissances ne leur fassent pas oublier que certains Yôkai sont hargneux, violents, voire maléfiques, retors et manipulateurs. Qu’ils soient amicaux, neutres ou hostiles, tous n’ont pas la même puissance et certains sont capables de rivaliser avec les Kami. Ceux-ci ont tendance à servir leurs propres intérêts, ce qui ne laisse que l’imagination à leurs dessins.

Ainsi, on sait désormais dans l’Enclave que les Yôkai sont aussi nombreux que divers. Il en existe de nombreuses catégories qui ne pourraient pas être résumées ou énoncées avec exhaustivité. Il faut donc adapter sa façon et ses raisons de les combattre, voire ne pas le faire du tout dans certains cas. L’ennemi n’est pas qu’une masse de monstres identiques les uns aux autres et déferlant sur l’Enclave pour une seule et unique raison.

Musique de fin

Quelques photos souvenirs…

… et bonus !

Planche d’anatomie de Yôkai

Description d’un Yôkai mystérieux : Le Makejidamashi

Le Makejidamashi est un Yôkai très archaïque, au comportement bien connu, bien que ses motivations profondes restent un mystère. On suppose qu’il est tellement ancien (probablement l’une des premières formes de Yôkai) qu’il fait partie du cycle de la nature et des choses, bien qu’il soit d’un danger mortel. Il n’attaquera jamais volontairement, mais il défendra le bon déroulement des cérémonies et des choses qu’il ordonne (dans le sens “ordonner, ranger”). D’autres Yôkai gravitent autour de lui, tout aussi anciens, de formes variables. On ignore s’il ne s’agirait pas de Kami, ou d’un chaînon manquant entre les deux sortes d’entité.

On sait qu’il prend soin des cadavres et dépouilles de toutes les créatures vivantes existantes, humains, animaux, Yôkai… Aussi, certains clans Kiraware savent où se trouvent les Makejidamashi les plus proches du Mur, à l’extérieur, et il leur arrive de leur confier les dépouilles de leurs défunts, après avoir récupérer leurs organes pour leur force vitale. 

Observer les cérémonies menées par les Makejidamashi est un privilège rare, même si c’est parfois synonyme d’une mort certaine.

Photos making-of et backstage