Résumé – Contes de la Brume 2016

Nous sommes en 3123. Toute l’Enclave se prépare à célébrer le Kanreki, l’entrée officielle dans l’année du Rat de Métal. C’est un puissant symbole de renouveau, une nouvelle chance, la promesse d’un avenir rayonnant. Les erreurs passées sont pardonnées, oubliées. Les possibilités redeviennent infinies, grâce à la bénédiction des Kami.

À Izumi, capitale de l’Enclave, les réjouissances s’annoncent somptueuses, malgré les tensions qui perdurent entre les différents peuples survivants.

Le premier soir arrive, et les cérémonies débutent. Célébration des douze peuples, en commençant par celui du Rat, disparu depuis des siècles, sacrifié pour permettre aux onze autres d’échapper aux dangers de la Brume. Feux d’artifice, rituels en l’honneur des Kami, mets, danses, théâtre…

Puis, au beau milieu de la nuit, des milliers de guerriers franchissent le Mur et déferlent sur les différents territoires. Des villes entières sont rasées. La capitale du peuple Grue est détruite.

Des rumeurs parviennent jusqu’à Izumi. On parle d’une armée surentraînée, qui peut manipuler la Brume à sa guise. On murmure qu’il ne s’agit pas de Yôkai, mais d’hommes et de femmes, ressemblant presque en tout point aux survivants de l’Enclave.

À Izumi, dans le quartier d’Akai Kokoro, l’arrivée de la Brume provoque d’inquiétantes réactions.

D’abord, d’étranges pierres d’esprit apparaissent sur le corps des personnes présentes, leur conférant de nouvelles compétences. Certains deviennent soudain capables de comprendre les langues antiques, d’autres parviennent à allumer une flammèche dans le creux de leur main, ou à condenser l’humidité de l’air : la magie élémentaire existe. Ceux qui la maîtrisent sont appelés Mahôtsukai.

D’autres encore subissent des changements plus profonds. Leur visage se modifie. Ils se retrouvent avec des cornes, des museaux, des aptitudes surhumaines, une résistance à la folie de la Brume… Et une violente envie d’en découdre.

Il s’agit des Protecteurs. Des hommes et des femmes ayant fusionné avec des Kami pour pouvoir faire face à la nouvelle menace.

Ensuite, une dangereuse entité s’éveille dans le temple d’Akai Kokoro et commence à prendre possession de tous ceux qui s’approchent trop près. Des spirituels de tous les peuples tentent de la vaincre, sans succès.

Les heures passent, et il devient certain qu’Izumi n’échappera pas à une attaque. Les guerriers s’équipent, les civils s’abritent. Les tambours résonnent soudain, alors qu’une épaisse vague de Brume se répand aux portes de la ville.

Les premières silhouettes d’une nombreuse armée en émergent, deux puissants Yôkai à leur tête. Ceux qui s’y connaissent les identifient aussitôt : des Oni. La lutte s’annonce acharnée, mais Izumi a toutes ses chances.

Deux monstrueux Yôkai s’avancent à leur tour : une gigantesque armure de samurai, vide, et un monstrueux taureau de pierre. Les soldats de l’Enclave attendent, alors que leurs opposants continuent de faire battre leurs tambours de guerre. Les Yôkai sont immobiles ; les ennemis se tiennent prêts, arme au poing.

Puis la Brume se dissipe. Les rangs de l’armée adverse s’écartent un bref instant, pour laisser passer une seule et unique silhouette, en armure de samurai noire.

L’homme qui se trouve à présent devant l’immense armée, aux portes d’Izumi, toise la foule. Tout le monde remarque qu’il a les traits d’un chat noir, et que plusieurs de ses guerriers semblent partager cette caractéristique.

« Trois mille ans, pour en arriver là ? » crache-t-il, méprisant.

Chat parle. Il raconte sa soif de vengeance. Autrefois trahi par ses frères et sœurs, il a trop longtemps regardé son propre peuple souffrir. Plus maintenant. Les jours de l’Enclave sont comptés.

D’un geste, il lance son armée, puis s’assoit pour observer.

En peu de temps, les guerriers d’Izumi sont repoussés derrière leurs portes, puis Chat ordonne de cesser l’assaut. Des exclamations de joie résonnent : il ne peut pas pénétrer Izumi !

« Je vous laisse du temps pour réfléchir. Pour vous souvenir. Je ne vous tuerai pas tant que vous ne serez pas capable de comprendre pourquoi. »

L’armée ennemie se retire dans la Brume et, plus tard, les habitants d’Izumi constatent qu’ils sont encerclés, enfermés dans leurs propres murs.

On enquête, on fouille les archives, on met en œuvre de puissants rituels. Les spirituels se rendent auprès des Kami pour les interroger. Très vite, les premiers morceaux se recollent.

Les onze peuples survivants viennent de mondes différents, et se trouvent actuellement sur celui de Tigre. Trois mille ans plus tôt, Chat a attaqué ces mondes les uns après les autres, les contraignant à fuir. La Brume, les Yôkai, c’est lui qui les contrôlait.

Puis les Kami ont réussi à créer l’Enclave, et Chat a été tenu en échec pendant des siècles.

Il devient très vite évident que si le monde de Chat peut s’incarner, alors ce doit être le cas des douze autres : il faut les retrouver. Les onze peuples doivent s’organiser et se préparer à se battre pour survivre, même si les chances sont maigres. De nombreux courriers parviennent, malgré le blocus, comme si les Chats prenaient un malin plaisir à les voir arriver. Des morts, des pertes tragiques. L’ennemi est terrible, puissant, entraîné, sans aucune pitié.

Alors que le désespoir semble avoir atteint son paroxysme, l’entité du temple d’Akai Kokoro achève de se libérer et surgit dans les rues d’Izumi. Des hurlements, des rires et des plaintes s’échappent des visages prisonniers de sa chair. Autour du cou, il porte le kanji du Tigre. Sans l’avoir jamais rencontré, sans avoir jamais connu son existence, les guerriers de son peuple le reconnaissent et font en sorte de le purifier.

D’autres voix s’élèvent alors, entremêlées. Elles parlent de rage, de haine. Elles affirment qu’il faut fuir, se défendre, se battre. Qu’il est trop tard. Qu’il n’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas tué tous les hommes. Qu’elles sont coupables…

Puis Tigre se relève. L’espoir renaît. L’Enclave a encore une chance de survie.

Quelques photos souvenirs…

… et bonus !

Bande-annonce pour le jeu « Contes de la Brume 2017 »

Bande-son du Mille Visages

Apparition de Tigre

Réalisé par Laure Planas.

Extraits vidéo

Photos making-of et backstage